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Les jeunes et l’alcool au volant, les risques

Les nouveaux conducteurs sont les plus susceptibles d’avoir un accident dont trop souvent l’alcool est la cause. Plusieurs centaines de personnes ont été tuées en 2016 dans un accident provoqué par un jeune conducteur ayant trop bu. Le nouveau plan de la Sécurité routière adopté en 2018 mise sur la responsabilisation, mais les sanctions restent lourdes. Abaque fait le point.

Les conducteurs novices n’y coupent pas. Depuis décembre 2018, ils doivent signer la charte numérique du conducteur responsable sur le site de la Sécurité routière pour pouvoir obtenir leur certificat d’examen. L’objectif ? Mettre les points sur les i et responsabiliser les jeunes novices pour qui les accidents de la route sont la première cause de mortalité et de handicap.

Les jeunes détiennent le record de l’alcool au volant

La vidéo de cette charte insiste sur les dangers de l’alcool au volant, ne pas boire avant de prendre le volant et le cas échéant, désigner son Sam, celui qui ne boit pas. Un principe de base. Et pour cause : un quart des conducteurs entre 18 et 34 ans impliqués dans des accidents mortels sont alcoolisés. A 0,5g/L, le taux légal maximum autorisé, c’est déjà deux fois plus de risque d’avoir un accident. Or, dans 2/3 des accidents mortels liés à l’alcool, l’alcoolémie du conducteur dépasse 1,5g/L ! Le profil type du responsable est un homme, jeune. Adeptes de l’ivresse festive, majoritairement sur une route secondaire, la nuit et plus souvent le week-end ou les jours fériés, ils sont par tranche d’âge, ceux qui conduisent le plus alcoolisés.

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Objectif zéro verre

Voilà pourquoi les dispositions qui les visent sont aussi plus sévères. Depuis 2015, le taux d’alcool maximal autorisé de 0,5 g/L dans le sang (soit 0,25mg/L d’air) a été abaissé pour les conducteurs novices à 0,2 g/L, (soit 0,10 mg/L d’air) ce qui correspond à moins d’un verre de vin. Autant dire que le seuil est à zéro verre…

Les sanctions encourues se divisent en deux catégories. Lorsque l’alcoolémie du conducteur novice est comprise entre 0,2g/L et 0,8 g/L, il s’agit d’une contravention passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 750 €. Le véhicule est également susceptible d’être immobilisé et mis en fourrière. Les six points du permis probatoire sont retirés et le permis est en conséquence invalidé et peut même être suspendu pour 3 ans voire plus.

Affaire de pénal

Si le taux d’alcool dans le sang est supérieur à 0,8g/L, l’infraction devient un délit avec des conséquences beaucoup plus lourdes décidées par le juge. Le contrevenant peut se voir infliger une peine jusqu’à deux ans de prison, une peine de travail d’intérêt général, l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière payant. Son amende peut grimper jusqu’à 4500 €. Le permis nécessairement invalidé peut être suspendu pour plus de 3 ans ou annulé par le juge qui peut prononcer une interdiction de demander un nouveau permis. Une alternative à la suspension de permis existe depuis peu : la pose d’un éthylotest anti-­démarrage (EAD) avec suivi médico-­psychologique en cas d’infraction de conduite en état alcoolique pour éviter la récidive. Mais comme pour tous les maux, encore une fois, mieux vaut prévenir que guérir.